Entretien avec Laurenzo Romito à Rome, le 17/02/08. 25 minutes d'entretien sur l'Observatoire Nomade qui étudie la situation des camps roms à Rome et l'identité roms par rapport aux sédentaires et à l'état.


Je présente la situation de différents camps roms à Rome : plus ou moins légal, plus ou moins peuplé, plus ou moins ancien : la diversité des situation à pour point commun la précarité et le racisme envers cette communauté différente. Vous aurez un aperçu des camps, des habitats et des personnes.

J'ai écrit deux textes sur cette expérience :

  • une introduction au projet Observatoire Nomade avant de partir en camping-car à la rencontre des roms
  • un article paru dans le Journal de Saône-et-Loire sur cette expérience vécu.



rom2.JPGIl y a enfin plusieurs albums photos pour présenter les camps et les roms :

  • Casilino 900 : un des plus grand bidonville de Rom à Rome, avec environ 800 personnes, situe a cote de l'ancien aéroport militaire Di Castocelli. Une personne m'a dit qu'il a été vidé depuis.
  • Candoni, la première église roms à Rome avec une architecture complètement différente. Les premiers roms sont arrivés en Italie il y a 4 siècles.
  • Castel Romano, le plus grand camp d'Europe. Plus d'un millier de personne sont concentré ici après l'évacuation de leur bidonville. Pas d'eau potable et l'unique sortie donne directement sur une autoroute. La moitié du camp est sous le contrôle d'une mafia interne et nous n'avons pas pu rester la nuit dans ce camp.
  • Salviati. Ce très ancien camp était prévu pour les italiens du sud, venu dans le nord après la seconde guerre mondiale pour trouver un travail. Peu à peu ce sont les roms qui ont habité ce camp temporaire depuis 50 ans.
  • Foro Italico. Le dernier camp visité est aussi le plus petit et peut-être le plus pérenne. Sur un terrain squatté, les familles travaillent avec un architecte pour construire des maisons avec leur matériaux mais plus pérenne et plus confortable.
  • Mattatoio. La visite ne serait pas complète sans ce point de départ ou d'arrivée. L'ancien abattoir de Rome était la zone dangereuse de la ville, repère des dealers et des trafics. Les roms avaient investit la cour centrale, des kurdes ont créé un centre culturel et un immense squat politico-culturel logeait dans une aile. La municipalité récupère peu à peu cette espace qui devien tendance avec un centre sur "une autre économie" tenu par des associations et un centre d'art moderne avec exposition et happening.

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