Source : http://fr.rian.ru/world/20080331/102584101.html
31/03/2008 15:01 NEW DELHI, 31 mars - RIA Novosti.

Quelque 125 millions d'habitants des zones côtières du Bangladesh, d'Inde et du Pakistan pourraient devenir des "migrants climatiques" au cours des 90 années à venir, en raison de la hausse du niveau des océans, affirme dans un rapport Sudhir Chella Rajan, membre de l'Institut technologique de Madras (Inde).
"La région sud-asiatique pourrait faire les frais des fléaux provoqués par le réchauffement climatique, parmi lesquels figurent la montée du niveau des mers et la sécheresse provoquée par la réduction des réserves d'eau potable et l'instabilité des moussons", lit-on dans le rapport, diffusé par l'association écologiste Greenpeace.
Si la hausse de 4°C à 5°C des températures du globe prévue par les scientifiques se produit, elle provoquera une fonte des glaciers entraînant une hausse du niveau des océans mondiaux de 1 à 5 mètres.

Les 125 millions de personnes vivant dans des régions côtières basses situées à moins de 10 mètres au dessus du niveau de la mer, sont les premières visées. Au Bangladesh, dont une importante partie du territoire est située dans la zone à risque, près de 70 millions de personnes pourraient être forcées de trouver refuge dans l'Inde voisine si la hausse du niveau des océans se poursuit.
Les Etats indiens du Bengale oriental, d'Andhra Pradesh et du Tamilnad sont eux aussi concernés. Les écosystèmes uniques de la région pourraient subir les conséquences de cette situation, affirme le scientifique. "La stabilité écologique des massifs de rhizophoras et des récifs de corail est menacée", a-t-il fait savoir. Les écologistes de l'Institut technologique de Madras estiment qu'il n'est pas trop tard pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, même si les changements climatiques sont déjà perceptibles aujourd'hui. Les sècheresses ont gagné en fréquence depuis les années 1970. Les cyclones tropicaux intenses sont eux-aussi plus fréquents, et la fonte des glaciers a pris de l'ampleur", a alerté l'expert.

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