J’arrive à Rome par un bus de nuit depuis Turin le samedi 9 février. Après avoir pris un cappuccino pour le petit-déjeuner, je cherche un hôtel pour backpacker. Partout dans le monde, ces hôtels bon marché accueillent les voyageurs comme moi avec leur sac à dos et leur offrent pleins de services : internet, casier pour ranger ces objets de valeurs, laverie… C’est un moyen de rencontrer des jeunes du monde entier, enfin, surtout des pays riches du Nord…

JSLrome

Je passe quelques jours à découvrir la ville éternelle avant de rencontrer des professeurs italiens en architecture. Je me retrouve embarqué mercredi soir dans un convoi de 9 caravanes qui vont parcourir durant 3 jours les franges de l’agglomération romaine à la rencontre des communautés gitanes.
Les premiers gitans seraient arrivés au XV° siècle, mais n’étant pas catholique ils ont été persécutés. Sans cesse expulsé, la communauté que j’ai rencontrée jeudi matin a quitté la Roumanie au début du siècle. Ils ont travaillé dans une zone industrielle de Belgrade avant d’être de nouveau obligé de se déplacer après la deuxième guerre mondiale et ils arrivent en Italie, où certains membres de leur famille étaient déjà installé.
L’an dernier, les professeurs et leurs étudiants ont relevé une soixantaine de camps à moins d’une heure du centre de la capitale. Vivant en communauté, avec un modèle économique d’artisanat basé sur la récupération, avec parfois 6 à 10 enfants par famille, leur mode de vie atypique ne rentre pas dans les schémas urbains des autorités.
La ville de demain devra prendre de plus en plus en compte les modes de vie des personnes déplacées à cause des catastrophes climatiques : un enjeu de taille pour les urbanistes du monde entier.

Conseil de la semaine : favoriser l’emploi. Les souvenirs à rapporter de vacances sont de préférence ceux qui participent à l’équilibre économique des communautés locales concernées.
Roms

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